A propos

Dans l’état des archives connues à ce jour, nous savons que cette maison est acquise en janvier 1773 par le stucateur Jean-Batiste Boiston, élève de l’architecte Ledoux et sculpteur officiel du Prince de Condé. Le 22 août 1784, Adrien Louis de Bonnières, Duc de Guines, et sa femme Caroline Françoise de Montmorency, louent par bail à vie la maison, moyennant un loyer annuel de 1650 livres. Le duc ne reste donc que peu de temps dans cette demeure puisqu’il part en exil avec le Prince de Condé, mais sa femme y loge jusqu’au début du XIXe siècle. C’est certainement la présence de et aristocrate qui motive la réalisation de travaux d’agrandissement conséquents et la commande des décors des Salons.

Étant toujours la propriété apparente de Boiston au moment de la Révolution française, la maison ne fut pas mise sous séquestre. Cependant, en raison de revers de fortune, la propriété est mise aux enchères par deux fois. Lors du premier achat, elle est payée pour moitié par les Guines afin d’en conserver l’usufruit puis entre en possession de Francastel, orfèvre au Pont Neuf à Paris en 1791. L’examen du cadastre de 1810 et 1853 montre que l’Hôtel de Guines reste sans changement jusqu’au début du Second Empire avec son terrain de 3 Ha environ.

En 1841, la propriété est vendue par Francastel et tombe aux mains de Gabriel Mousnier, dont la fille Marie épousera Louis Alphonse de Visien. Elle passe ensuite par voie de mariage et d’héritage des Visien aux Salles, puis aux Martin de Frémont : René de Frémont, puis son fils, Henri, dernier propriétaire avant l’acquisition des Ricou.

aquarelle élévation

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